Ma pratique explore le glissement du réel où l’image cesse d’être une simple représentation. À travers la photographie, qui est pour moi un outil de dessin, la broderie qui réintroduit la matérialité face à l’instant fugace du déclic, l’installation et l’usage de matières naturelles glanées au fil de mes promenades, je cherche à révéler ce qui échappe au premier regard : les fragilités, les interstices, les dualités, les formes de vie discrètes ou menacées, les transformations.
Ce glissement ouvre un espace où le visible se trouble, où les contours se dissolvent, où les équilibres changent et se réinventent, où le réel se laisse traverser par d’autres temporalités, celles du vivant, de l’enfance ou de l’impermanence.